| L'utilisation
de la brique remonte au temps des romains, qui l'utilisèrent
pour pallier au manque de pierre de taille. Les besoins étant
importants, des briqueteries furent construites, la ville
en dénombra jusqu'à 33. |
| Chaque
brique produite portait l'estampille de sa fabrique. La brique
fut abandonnée, au moyen-âge, pour les maisons
de la classe populaire, le matériau étant trop
cher et réservé aux monuments et maisons bourgeois
ou hôtels particuliers. |
| Avec
l'âge d'or du commerce du pastel, au XVIe siècle,
les toulousains s'enrichissent et la brique redevient, petit
à petit, d'usage courant. |
| Au
XVIIe siècle, les constructions en brique deviennt
majoritaires à Toulouse. La pierre restera l'apanage
des parements des portes et des fenêtres, et l'embellissement
des façades. |
| A
partir du XVIIIe siècle, la brique, qui n'était
pas considérée comme un matériau noble,
était camouflée par un badigeon blanc, comme
ce fut le cas pour le Capitole. |
| Au
XIXe siècle, ce badigeon fut remplacé par une
application d'argile de couleur jaunâtre. A partir de
1830, grâce à un nouveau procédé
de presse pour mécaniser la fabrication des briques,
celles-ci vont devenir un élément décoratif. |
| Ci-dessous,
des photos montreront avec quelle ingéniosité
l'argile a servi d'élément décoratif
(frises, statues, balustres...) de façon si habile
que l'on a souvent pensé qu'il s'agissait d'éléments
en pierre. |
| L'argile
a aussi servi à la fabrication des tuiles. Ces tuiles
ont la particularité de posséder une courbure
qui les fait dénommer tuiles "canal". |
| Au
XXe siècle, les enduits ont été retirés,
laissant voir la brique rose, qui donna son surnom de "ville
rose", à Toulouse. |
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